À l’échelle nationale, Recep Tayyip Erdogan a devancé Kemal Kiliçdaroglu de 2,6 millions de voix au premier tour. Puisqu’aucun candidat n’est sorti vainqueur du scrutin du premier tour le 14 mai, il y aura donc un second tour dimanche 28 mai. L’enjeu pour chaque camp est donc de mobiliser les électeurs indécis, car plus de huit millions d’électeurs ne sont pas allés voter.

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L’opposition estime qu’une majorité d’entre eux sont plutôt favorables au rival du président sortant. “Les sondages nous donnaient gagnant, donc une partie de notre électorat n’a pas fait l’effort de se déplacer”, explique Ahmet Kiraz, représentant local du CHP, le parti de Kemal Kiliçdaroglu. “Mais on pense pouvoir mobiliser au moins un ou deux millions d’électeurs de l’opposition qui ne sont pas allés voter au premier tour.” 

Les autres camps d’opposition, de potentielles réserves de voix

L’autre réserve de voix identifiée par l’opposition : les électeurs de Sinan Ogan, un ultranationaliste arrivé troisième au premier tour, avec 2,8 millions de voix. C’est pour les séduire que Kemal Kiliçdaroglu a durci son discours ces derniers jours, et s’en prend durement aux réfugiés syriens. Si Sinan Ogan n’a pas encore choisi de camp, selon Ahmet Kiraz, beaucoup de ses électeurs ont déjà fait leur choix.

“Ce sont des nationalistes réticents à voter au premier tour pour Kemal Kiliçdaroglu. Nous pensons que cet électorat va voter quand même essentiellement pour Kiliçdaroglu, parce que c’est surtout un électorat qui refuse de voter Erdogan.”

Ahmet Kiraz, représentant local du CHP

à franceinfo

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