Les sages-femmes pourraient bientôt prescrire une contraception et assurer le suivi gynécologique des femmes. Les représentants du syndicat national des gynécologues obstétriciens de France (Syngof) se déclarent inquiets de cette possible évolution prévue dans le cadre de la loi “Hôpital, patients, santé, territoire“ (HPST) en discussion à l’Assemblée nationale. Ils estiment que les sages-femmes ne sont pas assez formées pour remplir ce rôle.
La sage-femme a pour attribution, avec les accouchements, la surveillance pré et post-natale de la femme enceinte et celle du nouveau-né et du nourrisson. Sa formation médicale lui permet d’assurer également la prise en charge efficace du dépistage des pathologies et la possibilité de prescrire certains examens et traitements en cas de besoin. La loi de 2004 leur permettait en outre de prescrire une contraception lors de la suite de couches ou après un IVG.Les amendements adoptés en commission des affaires sociales de l’assemblée -dans le cadre de la Loi HPST- élargissent les missions des sages femmes à la prescription de contraception tout au long de la vie d’une femme et au suivi gynécologique. Cela permettra notamment aux sages-femmes travaillant en Protection maternelle et infantile (PMI) de prescrire un contraceptif oral aux mineures qui fréquentent ces centres.Les représentants de gynécologues médicaux du Syngof se déclarent inquiets “des amendements adoptés en commission des affaires sociales de l’assemblée élargissant les missions des sages femmes à la prescription de contraception et au suivi gynécologique, sans l’assurance d’une formation adéquate garantissant une qualité de soins identique pour toutes les patientes“.Ils estiment que “la formation actuelle des sages femmes, qui est centrée sur le suivi de la grossesse normale, ne comporte que quelques heures sur la contraception, ciblées essentiellement sur la contraception du postpartum, et très peu d’heures sur le suivi gynécologique (notamment le dépistage carcinologique mammaire) ou celui des pathologies de la femme en médecine générale notamment les pathologies cardiovasculaires, métaboliques et maladies de système qui peuvent être des contre-indications à certaines formes de contraception“.Les députés veulent intégrer la formation des sages-femmes dans la filière universitaire. Les auteurs de l’amendement expliquent qu’ils veulent “renforcer le diplôme“ des sages-femmes et leur permettre de “prétendre à des délégations ou transferts d’actes des médecins“.Source : communiqué de presse du SYNGOF, 23 février 2009Photo : Copyright: SORGE/CARO FOTOS/SIPAClick Here: United Kingdom Rugby Jerseys